Familles: Avec ou sans moyens, on s’organise

D’un côté, on dépense sans compter pour renouveler tout . De l’autre, on reconduit les anciennes pièces pour tenir jusqu’à la prochaine rentrée.

P lus que quelques jours avant la rentrée sco­ laire du 8 septembre, les préparatifs s’intensifient à Yaoundé. Les marchés tour­ nent déjà à plein régime. Dans les allées, on ne parle que de tenues de classe, sacs à dos, chaussures et pull- overs. La même liste pour tous, mais pas la même faci­ lité à la cocher. Achats de tenues neuves Chez les Dzou à Emana, dans l’arrondissement de Yaoundé Ier, la rentrée se prépare tôt et en une seule sortie. Dès la fin du mois de juillet, Rosine Dzana épse Dzou a passé commande chez le tailleur : deux à trois tenues de classe par enfant, pour alterner sans avoir à laver tous les soirs. À cela s’ajoutent cinq paires de chaussures neuves, deux pulls neufs à la bonne taille et des sacs de classe à roulettes achetés entre 25 000 et 40 000 F dans les grandes sur­ faces. « On a bouclé début août. Chaque enfant a eu deux tenues complètes, des paires de chaussures et son sac neuf. C’est plus simple de tout prendre d’un coup. En se­ maine, chaque jour a sa chaussure », explique la comptable dans une entre­ prise privée de la place. Même logique chez les Bat­ cham. On ne compte pas pièce par pièce, le budget suit. Si la tenue de l’an der­ nier est encore bonne mais un peu juste, on en rachète quand même une neuve. L’ancienne est mise de côté. En mode raccommodage Dans d’autres foyers, la pré­ paration commence par un in­ ventaire. Fabien Belomo, chef de famille, et sa compagne Nadège ouvrent l’armoire et trient. La tenue qui peut en­ core faire l’année est gardée. On l’emmène chez l...

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