Ananie Rabier Bindzi: La fin de l’histoire

L’homme de média aura traversé plusieurs époques, revisitées volontiers pour le public, en raison de son choix de faire revivre le passé.

En raison d’une précédente an­ nonce, mensongère, la nouvelle de la mort d’Ananie Rabier Bindzi, tombée ce lundi 24 août, a suscité doutes et interrogations. Sur les réseaux sociaux comme ailleurs. Surtout que certains disaient le vétéran des médias mort à Paris, quand d’autres le savaient revenu au Cameroun depuis peu, suite à une évacuation sanitaire… Las ! La dernière nouvelle était avérée. Et elle n’était pas bonne : Ananie Ra­ bier Bindzi avait bel et bien rendu l’âme en ce lundi fatidique, chez lui à Bonabéri-Douala. Après plus de huit décennies de vie sur terre. Une vie longue, dira-t-on, dont les pages les plus nombreuses se feuilletèrent dans la presse. « J’ai connu Ananie dans les années 1970. A l’époque il était à Jeune Afrique, certes pas comme journa­ liste au départ, mais il a intégré le métier par la suite », confie Hen­ riette Ekwe, vétérane du journa­ lisme et femme politique, jointe au téléphone hier par CT. Elle re­ tient du défunt qu’il avait « beau­ coup d’informations », ajoutant qu’il « a eu la chance d’entrer dans beaucoup de palais présidentiels africains ». Le public local le découvre au dé­ but des années 2000. D’abord à travers une émission d’Equinoxe radio, « Le Grand format », dont il est régulièrement l’un des invités. Albert Ledoux Yondjeu, présenta­ teur à l’époque, se souvient d’un homme qui ne manquait pas d’in­ térêt. « Il aimait les gens, il aimait transmettre. Et voulait partager tout ce qu&rs...

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