Communication gouvernementale : l’heure de la remobilisation

Œuvrer pour une meilleure coordination des actions de communication en direction de l’opinion, assurer un suivi permanent de celle-ci pour la rendre efficace sont entre autres lignes directrices fixées par le ministre René Emmanuel Sadi.

Lourdeur ! Cacophonie ! Inadaptée ! Inefficace ! Ce sont là quelques-uns des mots que l’on a souvent entendu ces derniers mois au sujet de la communication gouvernementale. Il fallait donc trouver des voies et moyens pour faire face à ces pesanteurs. Car, au-delà de la valorisation de l’image de marque des institutions de la République, de la mobilisation de la nation toute entière face aux défis du présent et du futur, de la promotion de l’éthique du service public et de la sauvegarde du pluralisme socio-culturel du Cameroun, il s’agit également aujourd’hui d’adapter la communication gouvernementale aux nombreuses évolutions que l’on enregistre dans ce secteur. Comment y parvenir s’il n’existe pas de synergie entre les acteurs ? Pourtant les défis n’attendent pas. 
Tout porte à croire, au lendemain de la concertation présidée par le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, que l’on s’achemine vers la mise en place d’une structure permanente chargée de coordonner les actions de communication des pouvoirs publics sans toutefois dépouiller les départements ministériels de leurs prérogatives en matière de communication. Bien plus, les cellules de communication existant au sein de tous les départements ministériels devraient subir une reconfiguration pour mieux les adapter à leurs missions. Il faut les rendre proactives. L’un des changements à impulser ici étant de les couper de la trop grande dépendance aux cellules informatiques de ces mêmes ministères. En clair, elles devraient gérer le volet digitalisation de cette communication en vue de mieux pouvoir faire face aux changements technologiques très réguliers dans ce secteur.
La nouvelle impulsion que les pouvoirs publics entendent donner à la communication gouvernementale n’est pas nouvelle. Certaines initiatives dont la plus ancienne remonte au 23 juillet 1992 avec la mise sur pied d’une commission des actions médiatiques gouvernementales. C’est sans doute pour faire face à ses insuffisances que le président de la République est monté au créneau quelques mois plus tard, le 1er octobre de la même année. Paul Biya, dans une instruction relative à l’organisation du travail gouvernemental demandait de tout mettre en œuvre en vue fournir à l’opinion nationale, une information de qualité sur les actions qui étaient menées. Il n’a pas fait qu’instruire, car le chef de l’Etat a su s’adapter aux nouveaux espaces qu’offre le secteur très évolutif de la communication de nos jours. Twitter, Facebook et autres non plus de secrets pour lui. C’est ainsi que ses compatriotes ont été surpris le 13 juillet 2018 lorsqu’à travers un tweet, il a choisi de répondre favorablement à leurs multiples appels à sa candidature pour l’élection présidentielle du 7 octobre 2018. Dans un environnement où le Cameroun ne vit pas en vase clos, il est plus que jamais temps d’arrimer la communication gouvernementale à l’évolution de la société en mettant en avant l’intérêt général. Toutes choses qui auront été au cœur des préoccupations au cours de l’atelier qui a vu le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi réunir autour de lui, les responsables de la communication des départements ministériels. Car si chacun de nos ministères a des missions spécifiques, toutes concourent néanmoins vers un seul objectif : le bien-être des populations et la défense de l’image de marque du pays, à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières.
 

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