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Politique

Déclarations de candidatures : la dernière ligne droite

Dans moins d’une semaine, les partis politiques sont attendus dans les structures d’Elections Cameroon pour cette étape du processus électoral.

De nombreuses administrations impliquées dans la délivrance des pièces à fournir par les candidats au double scrutin législatif et municipal du 9 février 2020 sont plus que submergées par la pression en ce moment. Qu’il s’agisse des services de l’administration fiscale pour la délivrance de l’attestation de non redevance, des services du Trésor pour le paiement de la quittance ou encore les services d’état civil pour les déclarations de naissance, voire les tribunaux de première instance pour ce qui est du certificat de nationalité ou de l’extrait de casier judiciaire, l’on observe le même engouement. « Je dois me déplacer sur Douala pour le paiement de la quittance de 50 000 F », nous indique un candidat à l’investiture de l’un des partis politiques engagés dans cette compétition électorale. Postulant dans une commune de la Sanaga-Maritime, notre interlocuteur précise « qu’il nous a été précisé que seul le trésorier payeur général est compétent en la matière ». Hier, lundi, 18 novembre 2019 en mi-journée, il avait déjà effectué le déplacement entre sa commune d’origine et le chef-lieu de la région du Littoral. Comme lui, de nombreux candidats à l’investiture dans leurs formations politiques respectives sont engagés dans ce que l’un d’eux appelle « une course contre la montre». Les différents candidats doivent en effet remettre leurs dossiers longtemps à l’avance avant de se soumettre à la sanction de leurs partis politiques qui sont habilités à accorder des investitures et à transmettre les dossiers de candidatures vers les structures compétentes d’Elections Cameroon.

Du côté des états-majors des partis politiques, la même effervescence est observée. De part et d’autres, l’on met sur pied des structures qui auront principalement la charge de procéder aux investitures afin de présenter les meilleurs candidats qui soient. L’étape actuelle, est certainement avec la campagne électorale et l’élection proprement dite, l’une de celles qui nécessite de la part des partis politiques, la plus grande attention. L’on a vu ce que des dossiers mal ficelés ont entraînés chez certains par le passé. Le Conseil électoral d’Elections Cameroon (Elecam) se montrant parfois intransigeant, même sur des détails. L’on peut donc comprendre cette prescription faite aux équipes de sélection des candidats par la hiérarchie d’une formation politique lorsqu’elle recommandait que « les candidats et les membres des Commissions de présélection et d’investiture s’assurent que les pièces requises par la loi sont bien signées par les autorités habilitées ». Il n’est donc plus question d’avoir des extraits de casier judiciaire signés par des officiers de police ou des extraits d’acte de naissance signés par des magistrats municipaux établis en dehors de la municipalité ayant établi la souche utilisée pour ce document. Les jours qui viennent seront sans doute encore plus serrés au niveau des états-majors des partis politiques, en attendant que les structures appropriées d’Elecam, à savoir les antennes communales pour les dossiers de candidatures à l’élection des conseillers municipaux, la direction générale des Elections ou l’agence départementale pour les postulants aux 180 sièges de députés à l’Assemblée nationale. Au niveau d’Elecam, ce n’est pas encore la grande affluence. Mais ce n’est qu’une question de temps

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