Exécutifs communaux : les femmes ont leur place

A mi-parcours du processus de désignation des maires et de leurs adjoints, leur représentativité semble s’améliorer.

Au moins deux cas qui nous viennent de la région de l’Ouest. Gisèle Tsangue, nouvelle maire de la commune de Babadjou et Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya à la tête de la commune de Foumban. Ces braves dames remplacent des hommes, à l’issue de la session de plein droit de mardi dernier. Dans le Littoral, d’autres cas de figure illustratifs de la percée des femmes. Lisette Nkoue conduit l’exécutif communal de Baré-Bakem. A Pouma, une autre femme. Ngo Mboua Dorothée, épouse Nyodog, du Rdpc, remplace son camarade de parti, et ancien vice-président du bureau exécutif national des Communes et villes unies du Cameroun (Cvuc), François Soman. La « percée féminine » s’est également opérée au sein du conseil municipal d’Ebonè dans le Moungo, où Félicitée Sidiki Manon du Rdpc a été élue maire. Dans le Nyong-et-Kellé, région du Centre, Véronique Eliane Bikay, épouse Kome va désormais présider aux destinées de la commune de Dibang pour le compte du Rdpc. On peut également évoquer la désignation de Mme Akete Dibol comme maire de la commune de Mintom, dans la région du Sud. Dans la ville D’Akom II, Elise Mballa Meka garde son écharpe de maire à l’issue de la session de plein droit de la semaine dernière. 
A défaut d’être maire, de nombreuses autres femmes occupent le poste d’adjointes. Cela s’est confirmé dans les exécutifs communaux des régions du Grand-Nord, où la femme a encore du mal à s’imposer dans l’arène politique. On parle d’ailleurs d’avancées dans cette partie du pays. C’est le cas de Garoua 1er où l’ancien 1er adjoint devenu maire, Alioum Garga, sera assisté par Lydienne Njoume Ateke. Comme on le voit, les premières tendances issues des sessions de plein droit ont confirmé la prise en compte des femmes au sein des exécutifs communaux. Mais le plaidoyer lancé depuis quelques années par le Réseau More Women In Politics vise au moins 30% de femmes maires. C’est-à-dire passer de 27 postes lors du dernier mandat à au moins 80 femmes maires. Pour ce faire, l’on sollicite le respect des instructions des partis comme le Rdpc, qui ont expressément demandé la prise en compte des femmes et des jeunes dans les exécutifs communaux. La tenue de la session de plein droit de mardi prochain dans certaines communes pourra permettre d’apprécier la portée de cette démarche. 
 

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