Intégration à la fonction publique: Des enseignants chez le ministre

Le 1er avril dernier à Yaoundé, le ministre Joseph LE a reçu ces personnels encore non affiliés afin de discuter des mesures pour résoudre le problème d’ici le 27 avril prochain.

Une lueur d’espoir sur les visages de ces enseignants au sortir de l’entrevue avec le ministre Joseph LE. Il a d’ailleurs donné assurance à ses hôtes que des mesures particulières seront prises pour résoudre le problème d’ici le 27 avril au plus tard. C’est vêtus de noir qu’ils sont venus exprimer leur désarroi au ministre de la Fonction publique et la Réforme administrative (Minfopra) le 1er avril dernier à Yaoundé. Eux, ce sont les représentants du collectif des 1 000 instituteurs contractuels de l’enseignement maternel et primaire recrutés en 2019 ; du syndicat national des instituteurs de l’enseignement technique et du syndicat national des 1 000 enseignants bilingues. Ces seigneurs de la craie ont un point commun. Ils n’ont jamais été affiliés à la fonction publique depuis leurs recrutements et affectations.


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« C’est en 2017 que le ministère des Enseignements secondaires nous a affectés en 2018 et nous avons pris fonction dès lors dans les établissements scolaires du pays. Depuis, nous n’avons pas de matricules et donc, pas de salaires jusqu’à ce jour. 1 000 ont été recrutés et à peu près 800 ont été pris en charge par l’Etat », confie Develine Neba, porte-parole du syndicat national des 1 000 enseignants bilingues. D’après cette dernière, l’une des principales raisons de ce blocage serait liée à l’authentification des diplômes dans les universités. "Au Minfopra, ils nous ont fait plusieurs promesses qui n’ont jamais abouti. Nous avons rédigé des plaintes et les avons déposées au Minesup, à la Primature, au Minesec et au Minfopra, afin qu’ils trouvent des solutions à nos problèmes. Mais rien n’a été fait. Heureusement le Minfopra nous a convoqués aujourd’hui comme un papa, pour comprendre ce qui ne va pas », se réjouit Blandine Melata Yemdjeu, du même syndicat.


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Au cours de cette rencontre, enseignants et instituteurs des différents collectifs n’ont pas caché leur satisfaction. Selon les concernés, le ministre leur a donné assurance que des mesures particulières seront prises pour résoudre le problème d’ici le 27 avril au plus tard. Date à laquelle ces représentants des syndicats sont conviés à nouveau pour partager les résultats des travaux qui seront faits entre-temps. « Il nous a promis de trouver des solutions à nos problèmes afin qu’on puisse avoir des matricules et nos salaires. Parce que personne ne peut travailler le ventre vide », a conclu Develine Neba. Plus tôt à l’Assemblée national, le Minfopra a été interpellé sur l’état d’avancement du recrutement de 1000 enseignants bilingues décidé par le chef de l’Etat en 2017.


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