Difficultés: Ces contraintes à déraciner
- Par Junior MATOCK
- 05 Nov 2026 19:55
- Likes
Accès à la terre, enclavement des bassins de production, offre inférieure à la demande, coût et accès au financement, sont autant de difficultés que les acteurs ont de la peine à résoudre.
L a Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) fait de l’agriculture l’un des piliers principaux de la transformation structurelle de l’économie. Cette trans formation passe inévitable ment par le développement des activités de production des spéculations telles que le manioc. Sauf qu’à la réalité, le processus reste grippé, du fait de nombreuses pesan teurs qui s’enracinent de plus en plus. A titre d’illustration, les rendements obtenus par hectare ne sont pas encore au niveau espéré. Selon les statistiques officielles, on parle de 10 à 15 tonnes à l’hectare au plan national. Tandis que les concurrents, comme le Nigeria, le Ghana et la République démocra tique du Congo, plafonnent à 40 tonnes à l’hectare. L’ambition du Cameroun est pourtant définie en la ma tière, c’est-à-dire passer à 20 tonnes à l’hectare, selon la Stratégie de développe ment du secteur rural couplée au Plan national d’investis sement agricole 2020-2030. Ces documents projettent par ailleurs la production du manioc à 10 millions de tonnes en 2030. Gabriel Mbaïrobe, ministre de l’Agri culture et du Développement rural (Minader), a reconnu à Douala le week-end dernier, cette faiblesse dans la pro duction, lors du Festival in ternational All Kassava. Il a précisément déclaré que : « Notre véritable défi n’est plus seulement de produire du manioc. Il est désormais de produire suffisamment, de manière compétitive et durable. » Cette difficulté s’accentue aussi par l’insuffisance et l’irrégularité de l’approvision nement en matière première, notamment la semence. Ici aussi, les agriculteurs peinent à mettre la main sur des se mences de qualité capables d’accroître les rendements. La production du bon maté riel végétal reste attendue. Car il est question de laisser les boutures pour passer aux vitroplants, afin d’avoir une production capable de satis faire la demande. L’enclave ment des bassins de produc tion est aussi un pro...
Cet article complet est réservé aux abonnés
Déjà abonné ? Identifiez-vous >
Accédez en illimité à Cameroon Tribune Digital à partir de 26250 FCFA
Je M'abonne1 minute suffit pour vous abonner à Cameroon Tribune Digital !
- Votre numéro spécial cameroon-tribune en version numérique
- Des encarts
- Des appels d'offres exclusives
- D'avant-première (accès 24h avant la publication)
- Des éditions consultables sur tous supports (smartphone, tablettes, PC)



Commentaires