Bertoua: des écoles aux bâtiments provisoires

Les directeurs comptent sur les fonds collectés par les APEE pour renforcer les abris et parer aux intempéries.

C’est dans une certaine anxiété que la rentrée scolaire se prépare à l’école publique de Zangoua au quartier Mokolo III à Bertoua. Pour la sixième année consécutive, cet établissement ouvrira les portes sans locaux définitifs. Le 29 août dernier, les deux cases en planches qui tiennent lieu de salles de classe étaient grandement ouvertes, laissant voir la cinquantaine de bancs ayant servi l’année dernière. «Pendant l’année scolaire 2015/2016, nous avions un effectif de 307 apprenants, j’espère en avoir plus cette année, malgré l’état délabré de notre école, qui compte quatre blocs, divisés en deux. C’est ce qui sert de salles de classe et de bureau. Nous sommes exposés aux intempéries. Quand il pleut, c’est difficile de faire cours. J’ai adressé une lettre à la mairie de Bertoua 1er. Je n’ai pas eu de suite », s’inquiète Alphonsine Tchanga, la directrice.
A l’école publique bilingue de Tigaza, derrière le Groupement mobile d’intervention de la police, en plein cœur du chef-lieu de la région de l’Est le tableau n’est pas si reluisant. Le 29 août dernier, au passage du reporter de CT, trois dames venues inscrire leurs enfants étaient reçues par le directeur. Ce dernier retrouve à peine de sa sérénité. « Il y a quelques jours, un citoyen est venu poser une plaque nous interdisant désormais l’entrée sur ce site de 1000 mètres carrés. Il dit être le propriétaire de l’endroit. Il y a un an, il avait implanté des fondations sur la cour séparant la maternelle de l’école primaire. Heureusement, les autorités administratives nous ont rassuré que nous pouvons continuer à occuper ce site», raconte Augustin Nkweta, directeur de l’établissement.
Ainsi se prépare donc la rentrée scolaire 2016/2017 dans certains établissements à Bertoua où une dizaine d’écoles maternelle et primaire vient encore d’être créée. Les chefs d’établissement ont repris une semaine avant leurs futurs élèves. Mais ils comptent essentiellement sur les fonds collectés par les associations de parents d’élèves pour renforcer les abris afin de faire face aux intempéries de la saison des pluies. L’appui des municipalités viendra plus tard.
 

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