Région de l’Adamaoua : la sécurité restaurée

A la faveur des récentes mesures prescrites par le président de la République, les villages qui étaient secoués par le grand banditisme connaissent une reprise normale des activités.

 Ces derniers mois, les noms des localités telles que Ngan-Ha, Belel, Martap, Nyambaka, entre autres, étaient devenus célèbres à cause de l’insécurité.  A l’exception du Mayo Banyo, tous les départements de l’Adamaoua étaient touchés par le mal. Des bandits de grand chemin ont fait de certains villages des « no man’s land ». Eleveurs et agriculteurs avaient presque perdu leur sommeil du fait des exactions des bandes armées qui y dictaient leur loi. Les grands éleveurs étaient particulièrement ciblés par les hors-la loi qui procédaient aux enlèvements des bergers, des propriétaires de troupeaux ou des membres de leurs familles. La libération des otages était conditionnée par le versement de fortes rançons. Il ne se passait presque pas un jour sans qu’on annonce une prise d’otages dans un village de la région de l’Adamaoua.  Selon les autorités administratives locales, l’insécurité était nourrie notamment par l’instabilité en République centrafricaine, pays où sévissent des bandes armées qui replient vers le Cameroun lorsqu’elles sont pourchassées par les forces régulières de leur pays. Les autorités camerounaises ont pris la mesure de cette situation qui commençait à être préoccupante. Beaucoup de personnes ont déserté les villages où les malfrats sévissaient. 
Lors de la cérémonie de triomphe de la 36e promotion des élèves officiers à l’Ecole militaire interarmées (EMIA) le 18 janvier 2019, le chef de l’Etat, avait pris l’engagement de réduire, à sa juste expression, cette insécurité galopante. Quelques jours après sa prise de parole, Paul Biya avait pris une batterie de mesures.  Un contingent de du Groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie nationale (GPIGN), une unité d’élite de la gendarmerie nationale, avait été déployée. De nouveaux chefs militaires et de gendarmerie avaient été nommés. Les comités de vigilance ont été redynamisés. Cinq mois après ces mesures, les résultats sur le terrain sont spectaculaires. Lors de la réunion de coordination administrative et technique couplée à celle du comité de coordination du maintien de l’ordre tenue du 24 au 25 avril dernier à Tignère, le gouverneur de la région de l’Adamaoua qui implémente la stratégie sur le terrain, annonçait que les derniers 26 otages retenus dans les liens des malfrats, avaient été libérés.
Depuis lors, le retour à la sérénité se consolide. En visite d’évaluation le 26 mai dernier, le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense Joseph Beti Assomo qui avait été précédé par son homologue de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji, avait relevé, pour s’en féliciter, le retour progressif à la normale.  Les comités de vigilance sont de plus en plus présents pour apporter leur appui aux forces de défense et de sécurité. Autant de choses qui favorisent une reprise de l’activité économique dans la région. 
 

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