Politique

Carte communale : Neuf partis politiques aux commandes

La publication des résultats par les commissions communales de supervision mercredi dernier indique qu’ils vont diriger en totalité ou en partage les 360 communes du Cameroun.

Il faudra encore compter une fois de plus avec le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Cette formation politique pourrait apparaître comme le principal vainqueur des municipales du 9 février 2020 avec des élus dans toutes les régions du Cameroun. Bien plus, l’on peut relever que les régions du Sud et du Sud-Ouest sont entièrement à ses couleurs, avec respectivement 29 et les 31 communes de celles-ci. De façon globale, ce parti politique à lui seul devrait assurer, en totalité ou en partage, le contrôle de 316 communes sur l’ensemble du territoire national. Ceci, sous réserve du contentieux électoral des municipales qui interviendra à la fin du mois de mars prochain. Le RDPC est suivi par un autre « ancien » sur la scène politique nationale. Il s’agit de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP). Cette formation politique a réussi l’exploit de réduire l’hégémonie du RDPC dans la région de l’Est en remportant la commune de Garoua-Boulaï. Au total, ce sont 16 communes qui seront dirigées en totalité ou en partie par l’UNDP, avec un réel ancrage dans l’Adamaoua. En 3e position, arrive un nouveau venu sur la scène politique camerounaise. Le Parti camerounais pour la Réconciliation nationale (PCRN) occupe ici le même rang que son président national, Cabral Libii lors de la présidentielle du 7 octobre 2018. Il devrait totaliser sept (7) communes, donc cinq dans la seule région du Centre et deux autres dans le Littoral.
Il convient de noter que le PCRN vient tout juste devant l’Union démocratique du Cameroun (UDC) qui totalise six communes, toutes glanées dans le département du Noun, région de l’Ouest. Le Social democratic front (SDF) assure le contrôle de quatre communes. Deux partis politiques vont contrôler trois communes sur l’ensemble du territoire national. On a ici, le Front pour le Salut national du Cameroun (FSNC), le Mouvement démocratique pour la défense de la République (MDR). L’Union des Mouvements socialiste (UMS) assurera totalement ou partiellement la gestion des communes de Banwa et de Bafang dans le département du Haut-Nkam, région de l’Ouest. Avec le contrôle de la commune de Banka où il a la majorité des conseillers municipaux, le Mouvement citoyen national camerounais (MCNC) va également figurer au rang de ces formations politiques qui auront leur mot à dire dans la gestion municipale dans la nouvelle ère de la décentralisation qui s’ouvre.
Toutefois, ces neuf formations politiques ne sont pas seules en lice. D’autres partis ont pu glaner des sièges de conseillers municipaux au cours de cette élection. C’est le cas de l’UNIVERS de Prosper Nkou Mvondo qui a deux conseillers municipaux dans la commune de Ngaoundéré III. On compte également dans ce registre, le Parti de l’alliance libérale (PAL) qui s’adjuge cinq sièges dans la localité de Monatélé. Une commune où l’on retrouve également le Front des démocrates du Cameroun (FDC) avec un siège. Le Mouvement progressiste (MP) de Jean Jacques Ekindi a pu glaner deux sièges à la mairie de Douala 1er. Le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM) compte un siège à la commune de Dibombari, alors que l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (ANDP) a pu glaner quelques sièges à Maroua. Il faut également compter ici, certains des neuf partis politiques mentionnés plus haut qui font le partage de siège avec certains de ceux qui contrôlent les municipalités. Tout ceci sous réserve du règlement définitif du contentieux qui va débuter au niveau des tribunaux administratifs régionaux le 29 mars 2020.
Jean Francis BELIBI
 

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